• 3 ans ½ déjà que tu figures parmi les étoiles

    04 Août 2007, si je vous parle aujourd'hui de cette date, c'est parce que j'ai visité le topic des hommages sur le forum des 4 pattes dynamiques, et je peux vous assurer que c'est un topic que je n'ouvre jamais, vraiment jamais, quelque soit le forum. C'est la première fois que j'ouvre ce topic et vois les sujets des gens, et je me suis confirmé pourquoi je refusais toujours d'y aller.

    J'ai pleuré. Oui, ce soir j'ai pleuré, j'ai pleuré ma fifille, celle qui m'a accompagné depuis l'âge de mes un an, qui pendant 15 ans a été là, devant laquelle je pleurais mes malheurs, à qui je faisais des câlins, cette chienne de famille que je considérais comme mon chien. Tu étais à peine arrivé chez toi, que tes maitres t'avaient déjà laissés seule, pour partir en vacances, et avaient demandé à mes parents de te nourrir chaque jour. Tu pleurais, tu pleurais tellement, tu étais toute seule à longueur de journée. Alors maman et papa t'ont pris, ils t'ont ramené à la maison. Comme si tu étais de la famille, pour tout le séjour de vacances de tes maitres. Mais à leur retour, tu ne voulais plus partir, nous étions devenu ta famille. Comment te rendre, comment arriveraient-ils à te récupérer ? Tu sais, ils ont pris la meilleure des décisions, ils ont proposé à papa et maman de te revendre, au prix de 1000 francs. Et ils n'ont pas hésité une seule seconde, ça y était, tu étais à nous. "Totoche", c'est comme ça qu'ils t'avaient appelé, alors pendant leur séjour, ne sachant pas que le futur t'amènerait chez nous, on t'a habitué à ton nom. Ma Totoche. Si tu savais comme tu me manques. Tu me manques tellement. Je pleure sur mon clavier, c'est la deuxième fois ce soir, en pensant à toi. Tu ne pas pas donné la joie de l'Agility, de l'OBR, non, mais tu m'a donné 15 ans d'amour, tu m'as donné 15 ans de ta vie, tu m'as tout appris, le respect, la confiance, la compassion. Tu as fait de moi celle que je suis aujourd'hui. Si tu savais comme je regrette de ne pas t'avoir accompagné jusqu'au bout, je n'arrête pas de pleurer, je n'arrive pas à m'arrêter. Tu étais malade, tu avais des tumeurs. On t'a opéré, mais elles sont revenus, la vétérinaire a dit qu'elle reviendrait tout le temps.  Mais cette conasse t'avait aussi laissé une seringue sous le bandage ! On ne comprenait pas tes boitements, et c'est arrivé au débandage qu'elle a retiré la seringue, en s'excusant de cette erreur. Je la hais, je la hais de tout mon cœur, je ne l'ai jamais aimé. Tu avais presque perdu la vue ma fille, et tu étais devenu presque sourde, tu avais tant de mal à te déplacer, tu commençais même à devenir incontinente. Mais elle ne voulait pas te laisser partir, elle ne voulait pas mettre fin à toute tes souffrances, alors elle te prescrivait des médicaments, encore et encore. On savait que tu n'irais pas mieux, on savait que les médicaments n'y changeait rien. Cette année là, on avait réservé pour La Rochelle, on ne voulait pas que quelqu'un te nourrisse, je ne voulais pas que tu souffres sans le soutien de ta famille, que tu te laisses partir, en te sentant abandonné, car on ne t'a jamais laissé seule, nous n'étions jamais partie en vacances. Nous avons voulu mettre fin à tout ce mal, toutes tes souffrances, j'ai accompagné papa chez le vétérinaire, je m'en rappelle comme si c'était hier, c'était la veille du départ. Mais je n'ai pas pu franchir la porte d'entrée avec toi, papa a dû affronter tout a seul. Je suis resté dehors, je tournais en rond pour ne pas penser, mais je n'y ai pas réussi, alors je me suis effondré au sol, en pleurant toutes les larmes de mon corps. Mais tu étais partie. Tu n'étais plus là. Nous sommes rentrés, et là, maman qui espérait ton retour, qui espérait malgré tout que tu puisses aller mieux, qui était assise à la marche de la porte d'entrée, nous a vu sortir, puis fermer nos portières, et elle a compris. Elle s'est alors mise à hurler en pleurant, "C'était mon chien, c'était mon chien!", on voulait remonter le temps, pour t'avoir parmi nous encore tellement longtemps. Si tu savais comme tu me manques, j'ai réveillé Laurie tellement je te pleure. Je ne t'oublie pas, et je ne t'oublierai jamais. Tu resteras à jamais mon chien. JE T'AIME.

     

    Ma belle.

    Photo : Ma belle déjà malade.


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